jeudi 10 décembre 2015

Sooomewhere over the rainbooow, way-up-high...

Bon, je suis désolée d'avoir un peu délaissé le blog mais je suis en ce moment en pleine période de rush avant lundi, date à laquelle je dois rendre ma dernière dissertation et passer mon seul et unique examen, donc autant vous dire que je suis stressée. 
Heureusement, au milieu d'une de mes après-midi studieuse, alors que j'allais me ravitailler en chocolat pour tenir quelques heures de plus, je me suis retrouvée face à ce(s) magnifique(s) arc-en-ciel qui a beaucoup égayé le reste de ma journée. Je vous en fais donc part. 

PS: je dois aussi vous raconter les visites d'Alban et d'Héloïse mais ce sera pour des jours plus calmes.

Alors là on voit pas trop, mais en vrai il y a un deuxième arc-en-ciel au dessus !



Pour celle-ci j'aimais beaucoup la couleur de l'arbre 

Et ici les couleurs de l'arc en ciel était très belles

jeudi 26 novembre 2015

Vive les artistes écossais !

Bon, on ne peut pas dire que vous vous soyez manifestés en masse pour répondre à ma petite devinette, la solution étant: l'affiche du film Blow Up!
Sinon, en dehors de mes dissertations, on a fait une petite sortie, toujours dans le cadre de ce même cours sur l'Art écossais, et je tenais à vous présenter les œuvres qu'on a observé. 

1. Martin Creed, Work No. 1059, 2010, The Scotsman's steps

Le célèbre Martin Creed a 'réalisé' ce travail en 2010 dans le cadre d'un rafraichissement de ces escaliers publics édimbourgeois, qui étaient devenus sombres, mal fréquentés et mal odorants. Si j'ai mis le mot 'réalisé' entre guillemets c'est parce que son intervention a consisté en dire qu'il fallait choisir 104 marbres différents, venant de nombreux pays, pour chacune des marches ... et c'est tout ! Il n'a pas choisi les marbres lui même, ni leur ordre de pose, en fonction des couleurs ou quoi que ce soit. Ca a soulevé des débats dans notre groupe de travail quant au travail de l'artiste. Est-ce que le concept suffit? Peut-on lui attribuer cette œuvres sachant qu'il n'a aucunement participé à sa réalisation? C'est même question s'applique à Jeff Koons par exemple qui emploie une tripotée de petites mains pour mettre ne forme ses idées. Qu'en dites-vous? 

2. Alison Watt, Still, 2004, Old Saint Paul's Church


Contrairement aux escaliers, ce tableau a été très bien reçu par notre groupe. J'ai, pour ma part, vraiment aimé l'œuvre et j'aurais pu rester des heures devant dans cette église extrêmement calme. Ca ne se voit pas vraiment mais la composition est immense, elle regroupe quatre panneaux qui ne sont pas complètement joints. L'éclairage est purement naturel et provient principalement de la petite fenêtre de droite, ce qui permet au tableau d'évoluer au cours de la journée. L'atmosphere de la petite chapelle et la douceur du drapé créent une ambiance très calme et méditative, et bien que ce ne soit pas une peinture religieuse elle s'adapte très bien à son environnement. Voilà, je vous invite vraiment à passer la voir lors d'un éventuel séjour à Edimbourg!


lundi 23 novembre 2015

GORDON D., Self-portrait as Kurt Cobain, as Andy Warhol, as Myra Hindley, as Marilyn Monroe, 1996


Après le week-end dernier fort en émotions, je me suis consacrée à la rédaction de mes dissertations pour me changer les idées, d'où l'absence d'articles ces derniers temps. 
J'ai quand même vécu un bref moment de fierté, quant, en cours d'art écossais, le prof nous a montré l'image ci-dessus en nous demandant quel était le fond derrière l'artiste, j'ai répondu direct. Saurez-vous le deviner aussi? 

dimanche 15 novembre 2015

Vendredi 13

Après le choc des attentas, j'ai été très touchée par tous les témoignages d'amitié que j'ai reçu ces derniers jours. A Edimbourg je me sens un peu coupée de la réalité parisienne, mais sachez que je pense bien à vous et que j'aimerais énormément me trouver en votre compagnie.
Tendrement,  Esther.

Gerhard Richter, Bougie, 1983

dimanche 8 novembre 2015

Remember remember, the 5th of November ...

Peut-être que certains d'entre vous connaissent cette phrase du film V pour Vendetta, et bien figurez-vous qu'elle est originellement issue d'une comptine populaire britannique. En effet, en novembre 1605, un groupe de catholiques anglais se soulève contre le roi Jacques Ier, le fils de Marie Stuart. L'attentat doit avoir lieu dans la nuit du 4 au 5 novembre, mais Guy Fawkes est pris en flagrant-délit avec ses barils de poudre au coeur du Parlement et se fait immédiatement arrêter. Depuis, tout les 5 novembre, c'est la fête, la Guy Fawkes ou Bonfire Night et tout le monde envoie des feux d'artifice. J'ai eu du mal à comprendre si on commémorait Guy ou son échec, mais je suis sûre maintenant que c'est son échec, ou plutôt la survivance du roi d'Angleterre. Malheureusement il s'est finalement mis à pleuvoir de ce côté de la Manche donc le spectacle de jeudi soir n'étais pas des plus grandiose; en témoignent mes photos...


jeudi 5 novembre 2015

Lazing on a sunny afternoon ♪♪♪


Pour un dimanche 1er novembre, on a été plutôt chanceux ici à Edimbourg. Il a fait un temps absolument incroyable: 18°C et pas un nuage à l'horizon. On s'est donc retrouvées, avec des copines, à la plage de Portobello. C'était la première fois que j'y allais alors que ce n'est qu'à 20mn de vélo et que c'est vraiment très beau, un must-see!

Je vous laisse donc admirer les paysages d'une fin d'après-midi automnale.




Quelque jeunes gens très courageux!


lundi 2 novembre 2015

Bookbinding

Cette semaine, l'atelier de l'Art Soc portait sur la reliure! J'avais déjà réalisé des petits albums photos 'reliés' de manière assez approximative et tout à fait artisanale, maintenant je sais comment le faire proprement et efficacement.
On a fait un petit cahier contenant des instructions, qui n'était pas très intéressant, enfin il correspondait à ce que je savais faire. Le deuxième livre était beaucoup plus rigolo à réaliser. Avec 4 cahiers, il fallait faire un accordéons puis coudre chacun des cahier avant de stabiliser le tout par des petits rubans extérieurs. J'ai beaucoup hésité à mettre une couverture parce que les papiers de recyclage que nous avions utilisés étaient assez mignons, mais j'ai décidé de réaliser le projet jusqu'au bout et voilà le résultat!

Avant de fixer la couverture

Objet final avec une carte rigolote dans son environnement de création

jeudi 29 octobre 2015

Soirée pâtisserie n°1

Un jour que je me baladait dans les rues édimbourgeoise, je suis tombée sur une copine du lycée, Mélanie, que je n'avais pas vu depuis à peu près 6 ans et qui se trouve habiter Edimbourg également. Qu'à cela ne tienne, on décide d'aller boire une bière, puis de regarder le rugby ensemble et finalement, de faire de la pâtisserie!
J'ai donc passé la soirée de mardi chez elle et on a fait DES CROISSANTS!!! Bon, le timing n'était pas terrible parce que c'était le soir et que ça a pris pas mal de temps donc on les a mangé en dessert mais c'était un peu lourd.. Sinon ils étaient franchement pas mal réussis pour une première!

Je vous laisse juger (et en prime une petite photo de l'automne): 


Ce n'est qu'un au revoir, mon cousin!

Me voilà de retour à Londres, pourquoi si rapidement après mon premier passage? Parce que Sam s'en va vivre en Amérique du Sud pour une durée tout à fait indéterminée! 
Le week-end s'annonce donc anglo-tchèque et assez culturel. 
Petit tour de la famille chez Lisa le vendredi, et chez Irena et Sasha le samedi: excellent repas tchèque, knedlo-zelo-vepro, abréviation pour un plat composé de porc, de knedliky (genre de pain bouilli qui permet de saucer) et de choux (genre choucroute mais aigre-douce) et rencontre de nouveaux petits cousins, bref, une ambiance bien chaleureuse qui me rappelle mon aventure praguoise... nostalgie! 
Boris Bike, du nom du maire qui les a institué. Quand j'ai dit "Santander bike" tout le monde s'est moqué alors je vous transmet l'information au cas où vous auriez besoin d'en parler :) 
Sinon je suis allée pas mal au musée, seule le vendredi, voir l'expo Goya, sur ses portraits - un peu décevante, avec trop de monde et peu d'explications, mais ça reste Goya! - et faire un petit tour de la National Gallery pour voir (ou revoir) les grands classiques - Titien, Rembrandt, Turner, Seurat, et bien d'autres joyeuseries; avec Sam le dimanche, voir les chef-d'œuvre de l'art britannique à la Tate Britain - Turner toujours, mais aussi des artistes plus contemporains que j'étudie à l'occasion de mon cours sur l'art écossais de 1945 à nos jours - E. Paolozzi ou A. Davie. C'était pas mal de pouvoir re-situer ces artistes dans un contexte britannique plus large parce que je ne les connaissais vraiment pas avant et cette visite me permet de les rattacher à des choses plus proches. 

Malheureusement, je n'ai pas pris beaucoup de photos...


Sam à la Tate Britain

Assez de musée, Sam, qui travaille dans la musique classique, m'a invité à l'opéra samedi soir (pour mon anniversaire un peu en retard). Nous sommes donc allés voir Carmen, du français Georges Bizet, à Covent Garden. Les deux dernières places disponibles étaient des places debout. Au départ on était un peu sceptique mais en fait c'est pas mal parce que ça évite l'endormissement et ça permet plus de mouvements que lorsque l'on est assis au milieu d'un public attentif. La seule chose c'est que l'acoustique est un peu moins bonne, tout au fond de la salle... A la fin du spectacle, nous sommes allés rejoindre l'un des chanteurs, Escamillo, dans sa loge parce que Sam le connaissait et on a alors vu les coulisses de la scène: c'est extrêmement impressionnant! La salle est absolument immense (2 étages de haut environ), les décors le sont tout autant, et les sols bougent - j'étais complètement bluffée!
Par hasard, ma colloc édimbourgeoise exposait lors d'une petite foire d'art à Chelsea et nous sommes donc allés nous y balader le dimanche sous un soleil doux et automnal très agréable. 

Petit rayon de soleil à Chelsea



jeudi 22 octobre 2015

Charles Rennie Mackintosh in Glasgow

La semaine dernière, dans le cadre de mon cours sur l'architecte et designer Charles Rennie Mackintosh, j'ai enfin découvert un tout petit peu la ville de Glasgow. En effet, comme vous le savez tous, Charles Rennie en est originaire, et la plupart de ses travaux/architectures/collections y sont restés. Notre journée était donc organisée autour de trois visites: la "Willow Tearoom", le "Scotland Street School Museum" et enfin la "Hunterian Gallery" où a été reconstituée la maison de Mackintosh lui-même. 
Le Willow Tearoom tout d'abord, est aujourd'hui présenté comme Salon et thé ET Musée/souvenir shop. Willow veut dire saule en français et toute le design est pensé autour de ce thème: frises au mur, mobilier, luminaires... C'est un endroit très mignon quoiqu'un peu guindé et touristique mais on peut quand même imaginer un tout petit peu l'ambiance de l'endroit à la fin du 19e siècle, et ce n'est pas désagréable! (Photos 1)
The Willow Tea Room

Comme on n'avait pas énormément de temps, hop hop, dans le métro (eh oui, j'étais très surprise mais il y a un métro à Glasgow: c'est un cercle avec 2 lignes, l'une qui va dans le sens des aiguilles d'une montre, l'autre à l'inverse) et nous voilà à la Scotland Street School aujourd'hui convertie en musée. Les intérieurs sont très intéressants notamment les escaliers et les salles de classe extrêmement lumineuse. L'attention que Mackintosh porte aux détails dans l'habillement de son architecture est d'autant plus remarquable dans une école publique, quand il place des petits éclats de verre colorés au milieu de grandes baies vitrées, ou des petits ornements stylisés à l'extérieur, sur un immense mur d'apparence assez banale. Chanceux ces petits enfants du quartier chaud de Glasgow! (Photo 2)
The Scotland Street School

Last but not least, nous sommes allés visiter la reconstitution de la demeure de l'artiste, la maison d'origine ayant été détruite, les responsables du fond Mackintosh ont décidé de recréer les intérieurs dans un bâtiment construit sur mesure, avec les mêmes altitude et ensoleillement que la maison d'origine. Les atmosphères créées sont tout à fait extraordinaires, mais je ne pense vraiment pas vivable au quotidien: la salle à manger est très sombre, et la table est basse; le salon est extrêmement lumineux mais prend vraiment une apparence de musée avec des meubles très délicats et pas tous très confortables (c'était le but de Mackintosh qui n'avait pas de showrum, il pouvait ainsi montrer sa production à d'éventuels acheteurs); et enfin la chambre, d'un blanc immaculé voire trop lumineux. Magnifique, donc, mais pas chez soi je pense.
Je ne sais si vous avez remarqué, mais la maison a un petit "défaut de fabrication", sauriez-vous dire quoi? 
Bâtiment où à été reconstitué la maison de Mackintosh - Chaise du Willow Tea Room - Détail de la façade extérieure de la Scotland Street School

Je dois y aller, désolé pour la fin un peu sèche. Bientôt des infos croustillantes sur ma vie édimbourgeoise extrêmement studieuse, eh non, c'est même pas une blague!

jeudi 15 octobre 2015

France VS Ireland at the Millenium Stadium

Bon, je ne vous l'avais pas dit mais l'un des principaux objectifs de ce weekend était quand même d'assister à un match de la coupe du monde de rugby, et bien sûr, pas n'importe n'importe où - au Millenium Stadium de Cardiff (75 000 places) - et encore moins n'importe qui - France VS Irlande. 
Tout notre dimanche était donc dédié à cet évènement: départ de Paddington Station prévu à 11h37 sauf que la gare s'est avérée un peu plus encombrée que prévu... Il y avait tellement de voyageurs pour le match qu'ils nous ont demandé de faire la queue sur un seul quai puis nous ont fait monter dans les trains au fur et à mesure, un peu comme des animaux. Au départ on a rien compris, et on espérait toujours que notre train arriverai Quai n°8 mais on a vite déchanté et on s'est alors résolu à faire la queue comme tout le monde, heureusement sinon je pense qu'on aurai pu attendre toute la journée... 
Après 3h-ish de train, nous voilà arrivés à Cardiff qui était complètement transformée par l'arrivée brusque de 70 000 personnes - les rues étaient bondées, les poubelles débordaient dans tous les sens et pas moyen de mettre un pied dans un bar tellement ils étaient remplis! Mais alors les gens étaient heureux, tout le monde chantait, dansait, buvait (+++), se faisait peindre les couleurs irlandaises (+++) ou française (---), achetait des écharpes absolument ravissantes confectionnées pour l'occasion "France VS Ireland - Cardiff 2015", bref, c'était la fête. On est content, avec tout le monde, et voilà que c'est l'heure d'aller au stade, il est 16h20 et le match commence à 16h45.
Et c'est ici que l'histoire commence: Alban avait acheté les tickets sur internet, à un rugbyman d'Agen, il l'avait appelé et tout et tout, il semblait fiable.. Mais non, quand on arrive au niveau des contrôle, PATATRA, nos billets sont annulés!!!! AAAAAAhhhhh l'horreur, 500€ et c'était une arnaque! Alban est d'une humeur noire, mais nous faisons quand même la queue pour avoir confirmation que nos billets sont invalides, on est à 10m du stade, on entend les hymnes... l'humeur d'Alban est au plus bas.. Le responsable, quand on arrive enfin à lui, nous dit que nos billets sont effectivement invalides mais qu'il lui en reste à £50, on les prend direct et on rentre dans le stade, enfin! Moi je suis assez ravie, c'est la première fois que je vois du sport en live et c'est beaucoup plus distrayant qu'à la télé. On est tout en bas, à quelques mètres des joueurs, c'est vraiment excitant. Malheureusement on perd et là l'humeur d'Alban en prend encore un coup, donc on part 3mn avant le coup de sifflet final ce qui était finalement assez avisé parce que devant les trains du retour, ceux du matin paraissaient presque vides. 3h30 de transport, avec les couloirs remplis de gens assis par terre (nous on a chopé des places assises, ouf) qui chantaient la victoire irlandaise.. 
L'excitation et les déceptions de la journée passées, on s'endort épuisés, d'autant plus qu'on doit quitter l'appart à l'aurore pour prendre nos avions respectifs. 
Courage, c'est presque la fin, Alban, de retour à Paris, engueule le mec des places qui lui répond tout innocemment que non, il n'est pas un arnaqueur. Puis il vérifie, et il s'avère que l'organisme à qui il avait acheté les places avait annulé la commande, donc effectivement elles n'étaient pas valides, il a tout remboursé immédiatement! Tout est bien qui fini bien mais sur le moment ça n'était pas que du bonheur.

La gare de Paddington - The match - Une petite grimace - Alban à Cardiff


mercredi 14 octobre 2015

London, here we come!

Nous avons décidé de nous retrouver une fois par mois avec Alban, et ce week-end, c'était Londres. Comme c'était la première visite de monsieur dans la capitale britannique, nous avons fait une petite ballade qui se voulait le plus exhaustive possible dans l'observation d'attractions touristiques.
Nous habitions à Borough, dans un super Airbnb et nous avons donc commencé par l'est de la Tamise, à savoir le Tower-Bridge et la Tower of London. Comme il faisait très beau, eh oui, ce sont des choses qui arrivent même à Londres, nous nous sommes contentés d'admirer les célèbres monuments sans les visiter plus profondément. Nous avons continué notre périple sur les riverbanks en passant par le Borough Market, duquel émanaient de délicieuses odeurs de nourritures de tous genres - cookies, pain, wok, marmite éthiopienne - puis nous nous sommes retrouvés devant le Globe Theater, lieu originel du théâtre shakespearien; et en continuant nous sommes arrivés à la Tate, mais bien sûr, là pas possible de ne pas rentrer! C'est partie pour un grand panorama de l'histoire de l'art au XXème siècle, avec tous ses masterpieces et ses pieces moins master. En tant qu'"historienne de l'art", j'étais toute désignée pour faire la visite à mon tendre ami seulement je n'avais malheureusement pas revu mes classiques, donc quand Alban me demande, "Alors, Esther, pourquoi est-ce Roy Lichtenstein, qui ne fait qu'agrandir des BD est-il si connu?" ou "Depuis quand un quadrillage partiellement coloré  (Mondrian) peut-il être porteur de spiritualisme?" j'avoue que je n'étais pas très loquace... S'en est suivie une longue discussion sur l'élitisme de l'art contemporain qui nécessite une explication pour l'appréciation d'une œuvre. Qu'en pensez-vous? 
Assez de tergiversations, nous sommes ensuite rentrés dans le vif du monde touristique londonien, à savoir les quais à proximité du London Eye (grande roue qui tourne tout doucement) et de Westminster Bridge. Vient ensuite le Piccadilly Circus et Chinatown, mais là on était vraiment fatigué et le jour déclinait donc on est allé au ciné voir: Attention, si vous avez le vertige s'abstenir: The Walk, film qui retrace l'histoire du funambule Philippe Petit dont le projet était le tendre un fil et de marcher entre les deux tours du World Trade Center... Un peu stressant mais assez cool!
Nous avons poursuivi notre visite le lendemain, 10 Dowing Street - très décevant, la résidence du premier ministre se trouvant à 100m derrière d'énormes grilles métallique lourdement gardées, Buckingham Palace et ses petits gardes, Hide Park et enfin Camden Market; et on a même fait du Santander bike (velib local)!

Et maintenant les images:
Towr Bridge - La City - Nous - Tower of London
Chinatown - Garde et cheval immobile - Alban & Richter, le début d'une grande histoire - Westminster & Big Ben




mardi 6 octobre 2015

Sfar feat. Esther


Je suis retournée, jeudi, à l'atelier de l'Art Soc, et cette fois-ci c'était "Woodcut printing", autrement dit, de la gravure sur bois. C'était vraiment sympa mais aussi pas mal technique et limite dangereux, le prof avait carrément prévu des pansements qui ont quand même servi à deux ou trois personnes!
Donc on s'est retrouvé devant notre petite plaquette de bois coloré, sur laquelle on a dessiné au feutre le motif à graver (image en haut à gauche). Petite précision du professeur, "Tout ce que vous gravez sera inversé, comme dans un miroir, faites particulièrement attention au texte!". Ensuite on a gravé ce motif avec différents outils: le cutter, le couteau en "U" et celui en "V" et c'est ici que les choses se sont gâtées. Le fait que la plaquette soit colorée nous permettait de voir les parties que nous avions gravées, qui apparaissaient alors en blanc (image en haut à droite). Une fois la gravure terminée, on l'a enduite, à l'aide d'un rouleau, d'une fine couche UNIFORME de peinture, ici noire. Puis on a appliqué le papier sur la plaque de bois et on l'a frottée avec un outil japonais recouvert de feuille de bambou pour que l'encre s'imprime bien uniformément, et voilà !
Une seule chose, comme vous pouvez le remarquer, j'ai bien fait attention à écrire mon texte à l'envers, mais qui pouvais prédire que ma dysorthographie ruinerait tous mes efforts... Eh oui, je ne savais pas que le mot "rabbin" prenait deux "b", et pourtant je l'ai lu cette BD!




lundi 28 septembre 2015

Après la brebis, les vaches

J'ai trouvé le cinéma d'art et d'essais d'Edimbourg (en vrai on l'avait découvert avec maman), the Filmhouse! Nous étions allées voir le dernier Woody Allen, Irrational Man, et j'y suis retournée seule à l'occasion d'une soirée "film + débat - The Wanted 18". Ce film/animé documentaire présente un acte de resistance palestinien assez singulier, au cours de la première intifada en 1987, à Beit Sahour (à côté de Betlehem). Comme ma connaissance du conflit israelo-plestinien est très limitée, je me suis dit que ça pouvait être une bonne idée d'aller voir ce film. Je n'ai pas été déçue ! La salle était pleine à craquée et les spectateurs riaient à gorge déployée, pourquoi? parce que c'est l'histoire de 18 vaches qui ne manquent pas d'esprit. Parallèlement aux entretiens, aux images d'archives et au reconstitutions, propres au documentaire, l'histoire est racontée du point de vue des vaches par un dessin animé en pâte à modeler (un peu comme Wallace et Gromit) ce qui permet de dédramatiser la triste situation de la région.
Le débat qui a suivi la projection n'était pas très intéressant par contre, c'était plus une sorte "d'invitation" à aider telle ou telle organisation pro-palestinienne active sur le terrain, oui parce que comme vous pouvez l'imaginer, d'un point de vue politique, le documentaire n'était pas tout à fait neutre.

Belle soirée donc, j'ai fait exprès de ne pas vous raconter l'histoire au cas ou vous voudriez aller voir le film!

Voici la bande d'annonce, The Wanted 18, Amer Shomali & Paul Cowan, 2014:


Dolly la petite brebis

Tout le monde connait Dolly, le premier clone mammifère, mais saviez-vous qu'elle était écossaise? Je l'ai découvert à l'occasion de l'exposition qui lui est dédiée, dans notre bibliothèque universitaire. L'exposition présente les différentes recherches édimbourgeoises relatives à la génétique animale, puis au clonage, et de ce fait à la naissance de Dolly. J'ai beau ne plus étudier les sciences depuis un moment, ça m'a rappelé de joyeux souvenirs de lycée et j'y ai même trouvé de l'art contemporain ;) !

Dolly the sheep





samedi 26 septembre 2015

Monoprinting

Tous les jeudis soirs, c'est l'atelier de l'Artsoc. Cette semaine on a essayé la technique dite du monoprinting, qui fonctionne un peu comme du papier carbon: on place une feuille sur une plaque ensuite de peinture de manière uniforme (à l'aide d'un rouleau), et on place une deuxième feuille par-dessus, sur laquelle on dessine. On peut aussi suivre les contours d'image de magazine ou d'un peu n'importe quoi. 
Et ça donne ça:
Ma voisine de table
Montage d'image de magazine

Montage 2

Scanvenger hunt on the Royal Mile

Organisée par l'Arts & Heritage volunteer group, me voilà partie pour une chasse au trésor au cœur historique de la ville d'Edimbourg. Elle consistait en se prendre en photo devant des éléments "historiques", se trouvant dans des musées ou des lieux cultes, comme un squelette de tyrannosaure, ou la tombe de John Knox, ou encore une statue vivante de Braveheart. Tous les indices se trouvaient sur le bien nommé "Royal Mile", rue archi touristique qui part du château pour arriver au au Palais d'Holyrood, qui, comme son nom l'indique, mesure un mile. Je faisais équipe avec la jeune Elise avec qui j'ai bien rigolé, en plus il faisait assez beau ce qui a rendu la ballade on ne peut plus agréable. 
Voilà le résultat en image de cette superbe après-midi, on a perdu, mais ça ne nous a pas trop traumatisé :). 
T-Rex au National Museum of Scotland, le Château, Pub du World's End, Musée d'Edimbourg (costume traditionnel)

Date d'exécution de Brodie (alias Dr Jekyll), petit pensée à Alban, moi sur un cochon, la tombe de John Knox (fervent réformateur de l'Eglise sous Marie Stuart)
Sinon l'association à l'air très bien, peut-être plus "professionnelle" que les autres, en tous cas, les filles avaient l'air impliqué. Elles contactent différentes institutions culturelles, musées, monument historique, etc. et se propose de faire du volontariat pour elles, en échange d'entrée gratuite, ou d'une simple expérience dans le milieu. Elles obtiennent aussi des subvention de ces différentes instances et de la fac pour faire des sorties culturelles, voir des villes, des châteaux etc. Elles ont même fait un projet recherche l'année dernière qui consistait en la parution d'un magazine sur différents bâtiments relatifs à la vie étudiante. Malheureusement ce projet serait plutôt organisé lors du deuxième semestre...

Aller, bonne soirée !

jeudi 24 septembre 2015

Ceilidh at Malone's

Tous les mardis soir, un pub à côté de la fac organise une soirée "Ceilidh". Mais qu'est-ce qui se cache derrière ce mot étrange? une danse, bien entendu !
Je n'ai malheureusement pas d'enregistrement vidéo de ce petit "bal" parce que déjà, j'ai dansé à chaque morceau et ensuite, parce qu'il faisait bien trop sombre pour capturé une quelconque image. Donc je vais essayer de vous le raconter au mieux. Toutes les musiques se dansent en couple, mais comme d'habitude lors de ce genre d'évènement dansant, il y avait une grande majorité de filles ! Cet élément a été générateur d'une confusion générale à plusieurs reprise, notamment lors de changement de partenaire, où les hommes se retrouvaient face-à-face sans comprendre où était passée leur ravissante cavalière de la ronde précédente. De manière générale, je peux dire que j'ai beaucoup transpiré, pas mal écrasé les pieds d'autres danseurs et vice-versa, et que je commençais à maitriser la chorégraphie au moment où la musique s'arrêtait, mais qu'on a quand même bien rigolé. Au début de chaque morceau, le joueur de cornemuse nous expliquais les pas, pendant que le guitariste et la violoniste jouaient lentement la mélodie de la chanson, puis quand on avait à peu près compris le joueur de cornemuse remontait sur scène et alors, on dansait, ou plutôt, on sautillait et on tournait et on se perdait et on tournait encore... Bref, que de rigolade !
Voilà les musiciens !

mardi 22 septembre 2015

L'incroyable univers de M.C. Escher

J'avais complètement oublié de vous dire mais avec on est allé voir, avec maman, l'exposition sur l'artiste néerlandais M.C. Escher à la Scottish National Gallery of Modern Art. J'ai pu y découvrir une grande partie de son travail, je ne connaissais que 2-3 gravures de lui, et maman y a admiré en vrai ce qu'elle connaissait sur catalogue. Compte tenu de la renommée de l'artiste, l'exposition était archi bondée ce qui a un peu limité notre plaisir, d'autant plus que c'est un travail de précision extrême qu'il faut observer de près. Il travaillait aussi bien la lithographie (gravure sur pierre), que la gravure sur bois ou sur métal. 

Voici quelque unes de ses œuvres pour vous les remettre en mémoire, toutes les images sont issues de son site officiel (eh oui, il a beau être mort en 1972, il a quand même un site web ..). 

Mer phosphorescente, 1933, lithographie, 24,5 x 32,7 cm 
Petite anecdote: on voit la grande Ourse dans le ciel. Du fait du procédé lithographique, elle était, lors du premier tirage, à l'envers. Le père d'Escher, grand adepte d'astronomie, ne pouvait pas tolérer cet erreur qu'il a immédiatement corrigée. 

Métamorphose II, 1940, gravure sur bois, 90,3 x 44 cm
Cette œuvre était très impressionnante parce que longue de presque un mètre et très ingénieusement composée, en plus elle présente à la fois des phases animales, architecturales et abstraites. Je vous ai mis le lien vers l'image dans la légende si vous voulez la voir de plus près parce que là on se rend compte de rien... 

Rencontre, 1944, lithographie, 46,4 x 36,2 cm
Celui là nous a plu à toutes les deux !

Un autre monde, 1947, gravure sur bois (depuis 3 blocs), 26,1 x 31,8 cm
Celle-ci me rappelle Claude Ponti, dans l'une des planches de L'arbre sans fin. 

Maison d'escaliers, 1951, lithographie, 23,8 x 47,2 cm
Et pour finir, une petite architecture infinie pleine de monstres aux petits yeux !


lundi 21 septembre 2015

Fresher's week

Je vous ai déjà parlé de la Freshers' Week mais je pense que c'est un évènement qui mérite carrément un article. 

1. Les Societies
Mur des Polaroïds - Emeline

Emeline et moi (je ferme les yeux, comme toujours)

Ce sont des organisations étudiantes, créées et gérées par les étudiants, qui existent pour absolument tout type d'activité - il y en a environ 200 !!
Ça va de la société d'histoire de l'art à celle de Harry Potter, en passant par toutes les sociétés nationales - coréenne, française, tchèques & slovaques, etc. - mais aussi les écolos, ou des sociétés caritatives, et celles relatives aux plaisirs gustatifs - pâtisserie ou whisky - ou encore les geeks - warhamer, échecs, etc. - et bien sûr tous les sports - basket, water-polo, fitness, etc.
Pendant 2 jours, dans le bâtiment qui leur est dédié sur le campus, toutes les sociétés faisaient leur pub dans d'énoormes salles très très bruyantes (entre la musique folklorique et le club de salsa). Tous offrent de la nourriture - cookies, spécialités nationales, cacahouètes - et des flyers donc on en sort rassasié et un peu confus avec 25 flyers pour plein d'activités différentes.
Après un petit tri, je pense aller jeter un œil aux réunions d'introduction des clubs suivants: la société de rando, celle de chorale féminine, celle d'art (cours de nu et autres ateliers), peut-être le yoga, et celle du langage des signes.

En haut à gauche, le prospectus qui recense toutes les societies, à droite, mes flyers d'intérêts, en bas à gauche, le programme de la Freshers' week
2. Les évènements de la Freshers' Week

Le petit fascicule jaune que vous voyez présente tous les évènements proposés aux nouveaux arrivants. Il y a toutes sortes d'activités: barbecues, visites de la ville ou de musée, débats politiques, soirées, concerts, vente de vêtements vintage, etc.. Le seul hic c'est que pour bon nombre de ces évènements il faut un ticket, et les tickets ne sont mis en vente que le jour même à 9h pile à la fac, et bien sûr, tout le monde veut aller aux mêmes évènements, donc en 10mn ces activités phares sont complètes.. J'ai malgré tout réussi à me lever un matin et j'ai eu mon ticket pour visiter le Palais de Holyrood, palais royal où a séjourné notamment Marie Stuart. J'avais lu, pendant les vacances, Marie Stuart de Stephan Sweig et j'étais donc ravie de découvrir le théâtre de son histoire tragique.
Chapelle d'Holyrood Palace

Sinon je suis allée à un 'barbecue' organisé par la société tchéquo-slovaque, sauf qu'il a plu alors on a fini dans un salon à manger des gâteaux et à boire du thé. Il n'y avait presque que des slovaques qui sont quand même plus difficiles à comprendre que les tchèques... mais c'était quand même sympa ! Et j'ai appris, par ces jeunes étudiants, que tous les jeunes de l'Union Européenne pouvait venir étudier à Edimbourg GRATUITEMENT (pas la vie quotidienne mais sans payer les frais d'inscriptions qui sont d'environ £10000 par an...). Si j'avais su... Non je rigole, j'aime bien la Sorbonne quand même !

Bon, je m'en vais assister à mon premier cours!

Bises !

Esther


Music gigs at the Blind Poet

La scène musicale à Edinburgh est très vivante. Dans beaucoup beaucoup de pubs il y a de la musique live presque tous les soirs de la semaine, et vendredi soir j'ai accompagné Patti qui jouait au 'Blind Poet', un pub juste à côté de ma fac. 
Le gig a commencé un peu plus tard que prévu à cause du premier match de rugby de la coupe du monde, Angleterre vs. Fidji, et les Bluesberries étaient les premiers. Ce soir là il n'y avait que Patti et le percussionniste qui faisait du cajon (clin d'œil aux gentilléens de takaritaka). C'était très sympa, et Patti fait partie d'une vraie communauté de musiciens plutôt internationaux et assez jeunes donc la soirée n'en était que plus vivante.
Il y a eu 4 autres groupes/chanteurs après les Bluesberries: un groupe de rock d'une cinquantaine d'année, pas mal rigolos qui se la jouent jeune avec des converses; un jeune américain avec sa guitare acoustique assez romantique; un jeune sicilien, fâché contre sa famille, qui chantait un peu de Paolo Conte et de chansons originales, plus énergique que l'américain; et un groupe de reggae/ska amis de Patti, sur lequel on a un peu dansé.
Bref, soirée très sympa qui me donne presque envie de me mettre au chant !
Patti et moi - on n'est pas saoul, c'est notre première Guiness (je voulais juste préciser)

vendredi 18 septembre 2015

Edinburgh Leisure

Ça y est, j'ai trouvé une piscine !
Je trouvais le prix de l'abonnement sport à la fac un peu exagéré: £74 pour le semestre (jusqu'à fin décembre) avec un accès à la piscine très limité (le matin de 6h30-7h30 / 12h-13h / 18h-20h) et un mot comme quoi il ne fallait pas trop y aller ni à midi ni le soir parce qu'il y avait trop de monde... J'ai donc ouvert une enquête sur les différentes piscines d'Edimbourg, en voilà le résultat : le prix moyen d'une entrée est de £5 (soit presque 7€, he oui, bienvenue en Grande-Bretagne) donc la seule solution est de prendre un abonnement. Souvent la piscine fait partie d'un complexe de sport plus grand, il faut donc bien préciser que l'on ne souhaite prendre que l'abonnement piscine et pas le fitness et la muscu avec. Il y avait 2-3 clubs de sport autour de moi, tous autour de £50 par mois, j'étais désespérée.. Mais je suis quand même passer à l'un d'entre eux, le plus proche. Et là, "an unbeatable offer" m'a été proposée: £35 de frais d'inscriptions puis "seulement" £24,75 par mois ensuite, sauf que les mois de septembre et octobre sont gratuits !! Soit un total d'environ £85 jusqu'à la fin de mon séjour pour un accès illimité à bon nombre des piscines édimbourgeoises et surtout A LA SEULE PISCINE DE 50m, me voilà comblée !!

Alors j'y suis retournée aujourd'hui, pour m'inscrire et nager, mais je n'avais pas encore les coordonnées de mon compte en banque écossais, donc je ne pouvais pas m'inscrire... Seulement les écossais sont adorables, et sans me demander aucune garantie, on m'a laissé nager gratuitement alors que je n'étais pas encore membre et que j'aurais pu choisir de ne jamais revenir !
J'adooore les écossais !


mercredi 16 septembre 2015

Midges

Petite parenthèse sur un fait, ou plus exactement, un fléau local - les midges !
Ces petits insectes volants qui ressemblent comme deux goutes d'eau à des moucherons sont le cauchemar des amoureux de la nature écossaise. Ils apparaissent à la fin de l'été, début de l'automne et vous attaquent sans merci à tout moment de la journée, pour peu que vous vous trouviez dans le moindre coin de verdure. 
Les écossais ont carrément inventé un répulsif spécial anti-midges, je vous le donne en mille - le SMIDGE !
En écrivant cet article je viens de réaliser qu'il y a même un site internet dédié à ces délicieux compagnons de randonnée qui trace leur présence: le Midge Forecast.

Pour conclure cette brève présentation, voilà l'état de mon dos après 2 jours dans les Highlands (en vrai c'était plus impressionnant)

lundi 14 septembre 2015

I want to ride my bicycle, I want to ride my bike ... ♫♪♩

Aujourd'hui, il pleut ! Me voilà toute désorientée après ces deux semaines de soleil ininterrompu (presque). En plus, c'est le deuxième jour seulement que je fais du vélo. Heureusement je suis hyper bien équipée: cape de pluie (qui ne couvre quand même pas tout à fait mes cuisses mais qui me protège bien le haut de mon corps), mon très cher gilet jaune et mes petites lumières amovibles mais surtout rechargeables par port USB - je suis au top de la technologie, hehe. En tant que débutante de la conduite du mauvais côté de la route je me débrouille pas mal, alors je suis assez fière de moi :). 

Gilet jaune, lampes et cape de pluie

Je me lance donc sur les routes édimbourgeoises sous une pluie battante et, comme on pouvait s'y attendre, j'arrive à la fac trempée ! Attention, on ne commence les cours que la semaine prochaine mais en ce moment c'est la "Freshers' Week", alors depuis hier aprem' je vais souvent sur le campus où il y a plein d'activités.  'Fresher' ça veut dire 'étudiant de première année', donc tous les nouveaux étudiants sont accueillis par leurs ainés qui leurs font faire différentes choses: visites de la ville, des cafés, soirées, dîners, sports... Bref, tout ce dont un jeune adolescent fraichement sorti du lycée peut rêver. En tant qu'étudiants étrangers, nous sommes considérés comme des freshers, au sens où on ne connait pas du tout ni la fac ni la ville. Hier j'ai donc fait une visite du Art City Centre, et j'ai ENFIN gouté le fameux haggis (le plat typique dont il ne faut pas connaître la composition - ma foi pas mauvais), j'ai aussi assisté à un concert de musique folklorique (les musiciens étaient en kilts) pendant lequel les nouveaux étudiants dansaient joyeusement les danses locales.
VIVE LE HAGGIS ! Maddy, Emeline, moi-même, Julia

Mon déplacement aujourd'hui était cependant plutôt administratif, je suis maintenant détentrice d'une carte d'étudiant de "The University of Edinburgh" et titulaire d'un compte en banque à "Santander" (les taux de change et les commissions sur carte sont vraiment rédhibitoires avec ma banque française). En 3 mn de temps sur le campus on m'a offert trois sacs en tissu pleins de bonbons et publicités et une part de pizza gratuite, tout ça sous la pluie battante de ce superbe lundi. A la bibliothèque, on m'a aussi fait dont d'un petit "pack de bienvenue" (cf. photo ci dessous) avec le règlement et les petits cadeaux habituels - stylo, mémo, cartes de visite.. 
En tous cas je trouve leurs coutumes universitaires beaucoup plus cool qu'en France, ça permet vraiment de rencontrer plein de gens et de découvrir le campus de manière un peu rigolote (d'ailleurs on se croirait presque dans Harry Potter parfois..)


Voilà, la rentrée approche à grands pas et je m'y prépare progressivement, mes prochains objectifs sont la réunion d'introduction à la fac, la rencontre avec mon tuteur universitaire et l'inscription à un cours de piscine. 

xxxxxxx - Esther