jeudi 29 octobre 2015

Soirée pâtisserie n°1

Un jour que je me baladait dans les rues édimbourgeoise, je suis tombée sur une copine du lycée, Mélanie, que je n'avais pas vu depuis à peu près 6 ans et qui se trouve habiter Edimbourg également. Qu'à cela ne tienne, on décide d'aller boire une bière, puis de regarder le rugby ensemble et finalement, de faire de la pâtisserie!
J'ai donc passé la soirée de mardi chez elle et on a fait DES CROISSANTS!!! Bon, le timing n'était pas terrible parce que c'était le soir et que ça a pris pas mal de temps donc on les a mangé en dessert mais c'était un peu lourd.. Sinon ils étaient franchement pas mal réussis pour une première!

Je vous laisse juger (et en prime une petite photo de l'automne): 


Ce n'est qu'un au revoir, mon cousin!

Me voilà de retour à Londres, pourquoi si rapidement après mon premier passage? Parce que Sam s'en va vivre en Amérique du Sud pour une durée tout à fait indéterminée! 
Le week-end s'annonce donc anglo-tchèque et assez culturel. 
Petit tour de la famille chez Lisa le vendredi, et chez Irena et Sasha le samedi: excellent repas tchèque, knedlo-zelo-vepro, abréviation pour un plat composé de porc, de knedliky (genre de pain bouilli qui permet de saucer) et de choux (genre choucroute mais aigre-douce) et rencontre de nouveaux petits cousins, bref, une ambiance bien chaleureuse qui me rappelle mon aventure praguoise... nostalgie! 
Boris Bike, du nom du maire qui les a institué. Quand j'ai dit "Santander bike" tout le monde s'est moqué alors je vous transmet l'information au cas où vous auriez besoin d'en parler :) 
Sinon je suis allée pas mal au musée, seule le vendredi, voir l'expo Goya, sur ses portraits - un peu décevante, avec trop de monde et peu d'explications, mais ça reste Goya! - et faire un petit tour de la National Gallery pour voir (ou revoir) les grands classiques - Titien, Rembrandt, Turner, Seurat, et bien d'autres joyeuseries; avec Sam le dimanche, voir les chef-d'œuvre de l'art britannique à la Tate Britain - Turner toujours, mais aussi des artistes plus contemporains que j'étudie à l'occasion de mon cours sur l'art écossais de 1945 à nos jours - E. Paolozzi ou A. Davie. C'était pas mal de pouvoir re-situer ces artistes dans un contexte britannique plus large parce que je ne les connaissais vraiment pas avant et cette visite me permet de les rattacher à des choses plus proches. 

Malheureusement, je n'ai pas pris beaucoup de photos...


Sam à la Tate Britain

Assez de musée, Sam, qui travaille dans la musique classique, m'a invité à l'opéra samedi soir (pour mon anniversaire un peu en retard). Nous sommes donc allés voir Carmen, du français Georges Bizet, à Covent Garden. Les deux dernières places disponibles étaient des places debout. Au départ on était un peu sceptique mais en fait c'est pas mal parce que ça évite l'endormissement et ça permet plus de mouvements que lorsque l'on est assis au milieu d'un public attentif. La seule chose c'est que l'acoustique est un peu moins bonne, tout au fond de la salle... A la fin du spectacle, nous sommes allés rejoindre l'un des chanteurs, Escamillo, dans sa loge parce que Sam le connaissait et on a alors vu les coulisses de la scène: c'est extrêmement impressionnant! La salle est absolument immense (2 étages de haut environ), les décors le sont tout autant, et les sols bougent - j'étais complètement bluffée!
Par hasard, ma colloc édimbourgeoise exposait lors d'une petite foire d'art à Chelsea et nous sommes donc allés nous y balader le dimanche sous un soleil doux et automnal très agréable. 

Petit rayon de soleil à Chelsea



jeudi 22 octobre 2015

Charles Rennie Mackintosh in Glasgow

La semaine dernière, dans le cadre de mon cours sur l'architecte et designer Charles Rennie Mackintosh, j'ai enfin découvert un tout petit peu la ville de Glasgow. En effet, comme vous le savez tous, Charles Rennie en est originaire, et la plupart de ses travaux/architectures/collections y sont restés. Notre journée était donc organisée autour de trois visites: la "Willow Tearoom", le "Scotland Street School Museum" et enfin la "Hunterian Gallery" où a été reconstituée la maison de Mackintosh lui-même. 
Le Willow Tearoom tout d'abord, est aujourd'hui présenté comme Salon et thé ET Musée/souvenir shop. Willow veut dire saule en français et toute le design est pensé autour de ce thème: frises au mur, mobilier, luminaires... C'est un endroit très mignon quoiqu'un peu guindé et touristique mais on peut quand même imaginer un tout petit peu l'ambiance de l'endroit à la fin du 19e siècle, et ce n'est pas désagréable! (Photos 1)
The Willow Tea Room

Comme on n'avait pas énormément de temps, hop hop, dans le métro (eh oui, j'étais très surprise mais il y a un métro à Glasgow: c'est un cercle avec 2 lignes, l'une qui va dans le sens des aiguilles d'une montre, l'autre à l'inverse) et nous voilà à la Scotland Street School aujourd'hui convertie en musée. Les intérieurs sont très intéressants notamment les escaliers et les salles de classe extrêmement lumineuse. L'attention que Mackintosh porte aux détails dans l'habillement de son architecture est d'autant plus remarquable dans une école publique, quand il place des petits éclats de verre colorés au milieu de grandes baies vitrées, ou des petits ornements stylisés à l'extérieur, sur un immense mur d'apparence assez banale. Chanceux ces petits enfants du quartier chaud de Glasgow! (Photo 2)
The Scotland Street School

Last but not least, nous sommes allés visiter la reconstitution de la demeure de l'artiste, la maison d'origine ayant été détruite, les responsables du fond Mackintosh ont décidé de recréer les intérieurs dans un bâtiment construit sur mesure, avec les mêmes altitude et ensoleillement que la maison d'origine. Les atmosphères créées sont tout à fait extraordinaires, mais je ne pense vraiment pas vivable au quotidien: la salle à manger est très sombre, et la table est basse; le salon est extrêmement lumineux mais prend vraiment une apparence de musée avec des meubles très délicats et pas tous très confortables (c'était le but de Mackintosh qui n'avait pas de showrum, il pouvait ainsi montrer sa production à d'éventuels acheteurs); et enfin la chambre, d'un blanc immaculé voire trop lumineux. Magnifique, donc, mais pas chez soi je pense.
Je ne sais si vous avez remarqué, mais la maison a un petit "défaut de fabrication", sauriez-vous dire quoi? 
Bâtiment où à été reconstitué la maison de Mackintosh - Chaise du Willow Tea Room - Détail de la façade extérieure de la Scotland Street School

Je dois y aller, désolé pour la fin un peu sèche. Bientôt des infos croustillantes sur ma vie édimbourgeoise extrêmement studieuse, eh non, c'est même pas une blague!

jeudi 15 octobre 2015

France VS Ireland at the Millenium Stadium

Bon, je ne vous l'avais pas dit mais l'un des principaux objectifs de ce weekend était quand même d'assister à un match de la coupe du monde de rugby, et bien sûr, pas n'importe n'importe où - au Millenium Stadium de Cardiff (75 000 places) - et encore moins n'importe qui - France VS Irlande. 
Tout notre dimanche était donc dédié à cet évènement: départ de Paddington Station prévu à 11h37 sauf que la gare s'est avérée un peu plus encombrée que prévu... Il y avait tellement de voyageurs pour le match qu'ils nous ont demandé de faire la queue sur un seul quai puis nous ont fait monter dans les trains au fur et à mesure, un peu comme des animaux. Au départ on a rien compris, et on espérait toujours que notre train arriverai Quai n°8 mais on a vite déchanté et on s'est alors résolu à faire la queue comme tout le monde, heureusement sinon je pense qu'on aurai pu attendre toute la journée... 
Après 3h-ish de train, nous voilà arrivés à Cardiff qui était complètement transformée par l'arrivée brusque de 70 000 personnes - les rues étaient bondées, les poubelles débordaient dans tous les sens et pas moyen de mettre un pied dans un bar tellement ils étaient remplis! Mais alors les gens étaient heureux, tout le monde chantait, dansait, buvait (+++), se faisait peindre les couleurs irlandaises (+++) ou française (---), achetait des écharpes absolument ravissantes confectionnées pour l'occasion "France VS Ireland - Cardiff 2015", bref, c'était la fête. On est content, avec tout le monde, et voilà que c'est l'heure d'aller au stade, il est 16h20 et le match commence à 16h45.
Et c'est ici que l'histoire commence: Alban avait acheté les tickets sur internet, à un rugbyman d'Agen, il l'avait appelé et tout et tout, il semblait fiable.. Mais non, quand on arrive au niveau des contrôle, PATATRA, nos billets sont annulés!!!! AAAAAAhhhhh l'horreur, 500€ et c'était une arnaque! Alban est d'une humeur noire, mais nous faisons quand même la queue pour avoir confirmation que nos billets sont invalides, on est à 10m du stade, on entend les hymnes... l'humeur d'Alban est au plus bas.. Le responsable, quand on arrive enfin à lui, nous dit que nos billets sont effectivement invalides mais qu'il lui en reste à £50, on les prend direct et on rentre dans le stade, enfin! Moi je suis assez ravie, c'est la première fois que je vois du sport en live et c'est beaucoup plus distrayant qu'à la télé. On est tout en bas, à quelques mètres des joueurs, c'est vraiment excitant. Malheureusement on perd et là l'humeur d'Alban en prend encore un coup, donc on part 3mn avant le coup de sifflet final ce qui était finalement assez avisé parce que devant les trains du retour, ceux du matin paraissaient presque vides. 3h30 de transport, avec les couloirs remplis de gens assis par terre (nous on a chopé des places assises, ouf) qui chantaient la victoire irlandaise.. 
L'excitation et les déceptions de la journée passées, on s'endort épuisés, d'autant plus qu'on doit quitter l'appart à l'aurore pour prendre nos avions respectifs. 
Courage, c'est presque la fin, Alban, de retour à Paris, engueule le mec des places qui lui répond tout innocemment que non, il n'est pas un arnaqueur. Puis il vérifie, et il s'avère que l'organisme à qui il avait acheté les places avait annulé la commande, donc effectivement elles n'étaient pas valides, il a tout remboursé immédiatement! Tout est bien qui fini bien mais sur le moment ça n'était pas que du bonheur.

La gare de Paddington - The match - Une petite grimace - Alban à Cardiff


mercredi 14 octobre 2015

London, here we come!

Nous avons décidé de nous retrouver une fois par mois avec Alban, et ce week-end, c'était Londres. Comme c'était la première visite de monsieur dans la capitale britannique, nous avons fait une petite ballade qui se voulait le plus exhaustive possible dans l'observation d'attractions touristiques.
Nous habitions à Borough, dans un super Airbnb et nous avons donc commencé par l'est de la Tamise, à savoir le Tower-Bridge et la Tower of London. Comme il faisait très beau, eh oui, ce sont des choses qui arrivent même à Londres, nous nous sommes contentés d'admirer les célèbres monuments sans les visiter plus profondément. Nous avons continué notre périple sur les riverbanks en passant par le Borough Market, duquel émanaient de délicieuses odeurs de nourritures de tous genres - cookies, pain, wok, marmite éthiopienne - puis nous nous sommes retrouvés devant le Globe Theater, lieu originel du théâtre shakespearien; et en continuant nous sommes arrivés à la Tate, mais bien sûr, là pas possible de ne pas rentrer! C'est partie pour un grand panorama de l'histoire de l'art au XXème siècle, avec tous ses masterpieces et ses pieces moins master. En tant qu'"historienne de l'art", j'étais toute désignée pour faire la visite à mon tendre ami seulement je n'avais malheureusement pas revu mes classiques, donc quand Alban me demande, "Alors, Esther, pourquoi est-ce Roy Lichtenstein, qui ne fait qu'agrandir des BD est-il si connu?" ou "Depuis quand un quadrillage partiellement coloré  (Mondrian) peut-il être porteur de spiritualisme?" j'avoue que je n'étais pas très loquace... S'en est suivie une longue discussion sur l'élitisme de l'art contemporain qui nécessite une explication pour l'appréciation d'une œuvre. Qu'en pensez-vous? 
Assez de tergiversations, nous sommes ensuite rentrés dans le vif du monde touristique londonien, à savoir les quais à proximité du London Eye (grande roue qui tourne tout doucement) et de Westminster Bridge. Vient ensuite le Piccadilly Circus et Chinatown, mais là on était vraiment fatigué et le jour déclinait donc on est allé au ciné voir: Attention, si vous avez le vertige s'abstenir: The Walk, film qui retrace l'histoire du funambule Philippe Petit dont le projet était le tendre un fil et de marcher entre les deux tours du World Trade Center... Un peu stressant mais assez cool!
Nous avons poursuivi notre visite le lendemain, 10 Dowing Street - très décevant, la résidence du premier ministre se trouvant à 100m derrière d'énormes grilles métallique lourdement gardées, Buckingham Palace et ses petits gardes, Hide Park et enfin Camden Market; et on a même fait du Santander bike (velib local)!

Et maintenant les images:
Towr Bridge - La City - Nous - Tower of London
Chinatown - Garde et cheval immobile - Alban & Richter, le début d'une grande histoire - Westminster & Big Ben




mardi 6 octobre 2015

Sfar feat. Esther


Je suis retournée, jeudi, à l'atelier de l'Art Soc, et cette fois-ci c'était "Woodcut printing", autrement dit, de la gravure sur bois. C'était vraiment sympa mais aussi pas mal technique et limite dangereux, le prof avait carrément prévu des pansements qui ont quand même servi à deux ou trois personnes!
Donc on s'est retrouvé devant notre petite plaquette de bois coloré, sur laquelle on a dessiné au feutre le motif à graver (image en haut à gauche). Petite précision du professeur, "Tout ce que vous gravez sera inversé, comme dans un miroir, faites particulièrement attention au texte!". Ensuite on a gravé ce motif avec différents outils: le cutter, le couteau en "U" et celui en "V" et c'est ici que les choses se sont gâtées. Le fait que la plaquette soit colorée nous permettait de voir les parties que nous avions gravées, qui apparaissaient alors en blanc (image en haut à droite). Une fois la gravure terminée, on l'a enduite, à l'aide d'un rouleau, d'une fine couche UNIFORME de peinture, ici noire. Puis on a appliqué le papier sur la plaque de bois et on l'a frottée avec un outil japonais recouvert de feuille de bambou pour que l'encre s'imprime bien uniformément, et voilà !
Une seule chose, comme vous pouvez le remarquer, j'ai bien fait attention à écrire mon texte à l'envers, mais qui pouvais prédire que ma dysorthographie ruinerait tous mes efforts... Eh oui, je ne savais pas que le mot "rabbin" prenait deux "b", et pourtant je l'ai lu cette BD!